7 juin

Le rythme de la campagne s’accélère, et j’ai hâte de retrouver mon vélo et notre équipe mobile de jeudi à samedi, jour où nous arriverons à Brest, à une semaine du premier tour de l’élection régionale. Le plaisir des rencontres est un peu tempéré en ces moments de débat télévisé et de préparation argumentaire. 
Hier avait lieu le premier débat sur Tébéo et Tébésud, que vous pouvez désormais retrouver en ligne. Aux Capucins, il s’est tenu entre huit listes et a permis de se rendre compte d’une ligne de clivage fondamentale qui traverse cette élection, entre les partisans du lobby agro-industriel et les partisans de la conversion du modèle agricole breton. La stratégie des défenseurs des grandes coopératives et de la FNSEA est toujours la même, il faut pousser les agriculteurs devant, même s’ils ne s’en sortent pas et sont victimes sanitaires et économiques du modèle, pour justifier sa perpétuation. Ce sont les intérêts des puissances de l’argent qui sont en jeu : Triskalia, devenue Eureden, le Crédit agricole, la FNSEA. Pour les défendre, presque tous font bloc, vous pourrez le voir dans le débat. Parmi eux, le Président sortant agit comme un représentant d’intérêts bien en mal de justifier la présence de Loïc Hénaff sur sa liste, la subvention aux élevages intensifs, la disparition de bien des exploitations agricoles et l’inefficacité patente de sa politique sur les algues vertes. Il en partage le bilan avec Thierry Burlot et ne souhaite aucunement l’alternative. Il y a tellement de choses à faire, un horizon positif à présenter, créateur d’emplois et porteur de perspectives communes, mais il faut pour cela de l’imagination et du courage politique. 
La conversion du modèle agricole est pourtant riche en perspectives d’emplois, comme nous l’avons vu au fil du tour à vélo : plus d’emplois à l’hectare, production de valeur ajoutée renforcée, possibilité de créer des plus petits abattoirs qui maillent le territoire et s’articulent véritablement à la polyculture-élevage – nom qu’Isabelle Le Calennec a choisi pour qualifier l’agriculture ultra-intensive. L’avenir de nos campagnes, de nos paysages, de nos agriculteurs et de notre alimentation est en jeu. Il faut constituer les conditions d’une majorité alternative à ce modèle insensé et, pour cela, nous devons être au plus haut le 20 juin prochain. La concentration des terres, de la production et du capital répond à une logique économique étrangère à l’intérêt général et aux intérêts agricoles. Nous allons continuer à le faire valoir. Transition énergétique, politique de création d’emplois, accès aux services publics et aux petits commerces, égalité territoriale, je ne reviendrai pas sur tous les aspects du débat et vous laissent en juger. Vos commentaires sont d’ailleurs les bienvenus ici. Je pense avoir pu porter en cohérence l’alternative sociale et écologique que nous proposons dans cette élection, et je tâcherai de le faire également demain à France 3 Bretagne, en direct à 21h.
La journée continuait à tambour battant : Douarnenez nous attendait pour le moment de présentation du programme. La route, avec Hadrien et Edouard, était fort sympathique, après un déjeuner chez Edith et René. Nous avons rencontré le pôle audiovisuel de Douarnenez, et cela était instructif. Ville historiquement animée par un fort secteur culturel, elle continue à l’être, tout particulièrement sur le secteur audiovisuel. Le lycée professionnel de Douarnenez devrait pouvoir écrire un parcours post-bac pour former les jeunes au secteur audiovisuel : nous nous sommes engagés à soutenir ce projet. C’est un enjeu important, rôle important de la représentation politique de s’inspirer, suivre et encourage ces initiatives positives sur le territoire. La coordination, l’entraide et des projets d’appui à l’accueil de productions extérieures et le développement de productions locales sont au cœur de ce pôle audiovisuel dont j’étais ravi de rencontrer les responsables avec Yolande, femme engagée et décidée qui a par la suite introduit notre présentation de programme. 
Cette présentation, avec Marie Madeleine, avait lieu sur le port, et la place de l’Enfer où nous nous trouvions a donné lieu à des échanges passionnants qui n’avaient rien d’infernaux. Au contraire, nous ouvrons des perspectives positives pour notre région. Vous pouvez désormais retrouver notre programme en ligne au lien suivant : https://bretagneinsoumise.fr/
C’est donc ravi, et un peu fatigué de la journée avouons-le, que j’ai terminé la journée. Aujourd’hui, le Ribines tour est passé par Brasparts et je regrette de ne pas avoir pu passer par ce lieu magnifique, au cœur des Monts d’Arrée. Mais je rejoins bientôt le tour, après un détour par Rennes et le second débat télévisé qui s’y tiendra, préparé aujourd’hui, d’où un récit moins dense pour ce billet et cette journée.  
L’alternative sociale et écologique est possible en Bretagne, continuons à la construire.

7 juin Brest avant le débat Tébéo

7 juin Brest avant le débat Tébéo

7 juin Brest avant le débat Tébéo

7 juin Brest avant le débat Tébéo

7 juin douarnenez

7 juin douarnenez

7 juin douarnenez1

7 juin douarnenez1

7 juin Douarnenez

7 juin Douarnenez

7 juin Douarnenez

7 juin Douarnenez