Mesures populaires

La privatisation de la distribution de la propagande électorale tourne au désastre démocratique

Le 21/06/2021

Dans Actus

Materiel electoral

Communiqué de La France insoumise

La distribution de la propagande électorale pour les élections départementales et régionales vire à la catastrophe. Ici des centaines d’enveloppes contenant les professions de foi des candidats sont retrouvées dans des poubelles. Là des plis sont envoyés sans bulletins, ou sans circulaires ou avec des listes manquantes. Ailleurs, les habitants de communes entières sont laissés de côté.

Le plus souvent, ces graves défaillances interviennent dans les départements dans lesquels la société privée Adrexo a emporté le marché de la distribution. Le gouvernement a en effet choisi de poursuivre l’absurde politique d’ouverture à la concurrence de ce service autrefois assuré par La Poste. Il était pourtant instruit de désastres analogues, comme lors des élections législatives de 2017. Mêmes causes, mêmes effets : la course à la rentabilité se traduit par une dégradation de la qualité du service et des conditions de travail de celles et ceux, le plus souvent intérimaires, à qui la tâche finale est confiée.

Des dizaines de milliers d’électrices et d’électeurs sont ainsi privés des informations indispensables à la détermination de leurs votes. La publication électronique des professions de foi des candidats ne rattrape pas ce scandale alors que 14 millions de Français, souffrant d’illectronisme et des effets de la fracture numérique, ne peuvent y accéder par d’autres moyens que ceux de la distribution de la propagande électorale.

En privatisant la distribution de la propagande électorale, le gouvernement aggrave la crise démocratique. Prochaine étape : la fin de la distribution papier ? Il nourrit l’abstention et l’indifférence aux rendez-vous démocratiques.

Nous ouvrons une boîte mail pour recueillir les photos et signalements attestant de ces défaillances : signalements-elections@lafranceinsoumise.fr (merci d’y associer le nom de la commune, éventuellement le canton et le jour de constatation).