Aides à domicile Guingamp en lutte

Guingamp la fusion c est de la poudre de perlimpinpin
Dans les Côtes-d’Armor, les salariés des structures de Guingamp, Bégard, Belle-Isle-en-Terre et Bourbriac martèlent leur refus face à la fusion des associations d’aides aux personnes. La CGT réclame un vrai débat.
La CGT avait fixé un rendez-vous au siège de l’union locale de Guingamp. Délégués syndicaux, aides à domiciles : ils étaient près d’une vingtaine rassemblée rue de la Trinité, jeudi soir
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« La fusion du comité d’entraide pose problème aux usagers. La direction de la CSP joue la provocation. Nous avons des salariés peu payés avec des emplois précaires, à temps partiel. Mais comme ce sont des femmes, certains estiment que c’est déjà assez pour elles. Quand j’entends parler de la parité, ça me fait doucement marrer. Tout ça, c’est de la poudre de perlimpinpin. »
« Personne ne veut nous subventionner »

Un discours auquel la déléguée du personnel, membre du syndicat départemental CGT d’aides et de soins à domicile, adhère totalement : « Des élus nous disent que nous faisons le plus beau métier du monde. Ils reconnaissent nos qualités et notre importance sur le territoire. Mais personne ne veut nous subventionner. »

Le personnel d’aides à domicile reproche également aux élus d’avoir fait la sourde oreille depuis un an. « Je ne sais pas s’ils se sont rendu compte de la situation au début », avance une femme. « Mais mieux vaut tard que jamais », lance une collègue.

« Tous les conseils d’administration sont dirigés par des élus, explique une autre. Ils n’ont jamais su gérer le maintien à domicile. Tous les directeurs sont partis. Pourquoi ? Parce qu’il y avait des déficits. »
Des démissions à la chaîne

Si les salariés grondent, ils demandent avant tout un débat avec Guingamp-Paimpol Armor-Argoat agglomération. « GP3A trouve bien de l’argent pour le football, ça ne doit pas être dur de trouver le budget pour des personnes ayant besoin de ces services, s’amuse le responsable CGT de l’union locale de Guingamp. Nous souhaitons rencontrer le président de GP3A. Nous lui ferons des propositions que nous sommes prêts à chiffrer. Car la fusion, comme elle se dessine aujourd’hui, ça va être catastrophique. »

La fusion a d’ailleurs précipité des démissions de salariés. Le personnel, amené à se réunir le 14 décembre à Bourbriac, promet de taper du poing sur la table. Une réunion à laquelle le Secad (service communautaire d’accompagnement à domicile) de Belle-Isle-en-Terre n’est pas convié car il sera incorporé seulement en juillet. Une incompréhension de plus pour des salariés désemparés.

Article Ouest France 9 déc 2017 https://www.ouest-france.fr/bretagne/begard-22140/guingamp-la-fusion-c-est-de-la-poudre-de-perlimpinpin-5435532

Autre article : Saint-Brieuc. Les salariés de l'aide à domicile manifestent

Dossier Fakir : http://www.fakirpresse.info/aide-a-domicile-abus-de-vieillesse-1-3

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