Communiqué commun coronavirus

Capitalisme et santé publique ne font pas bon ménage

La situation catastrophique que nous subissons est le résultat de choix politiques mis en œuvre par le gouvernement actuel et les gouvernements précédents, dictés par les intérêts privés.

Casse des services publics, du Code du Travail, de l'équilibre écologique de notre planète, misère et souffrance pour une grande partie de la population sont les terribles conséquences de la crise du système capitaliste.

C'est dans ce monde à la dérive que survient le coronavirus

Derrière les paroles « éloquentes »d'un président qui semble découvrir l'irresponsabilité des choix antérieurs (il était aux finances sous Hollande !), on s'aperçoit qu'en fin de compte, il va faire payer la note aux plus faibles pour préserver les profits des ses amis les milliardaires.

La crise sanitaire est aggravée par les suppressions de lits et de postes dans les hôpitaux, les délocalisations de productions de médicaments et de matériel sanitaire appelle des mesures à la hauteur :
Dans l'urgence,

- dans les hôpitaux, la priorité doit être donnée à la satisfaction des revendications des personnels. Il faut aussi décider la réquisition des établissements privés de santé, annuler la dette des hôpitaux et débloquer immédiatement les moyens financiers nécessaires.
- protéger efficacement les personnels exposés au virus, et en premier lieu les personnels de santé, mais aussi toutes celles et tous ceux qui doivent rester à un poste de travail, en lançant la production de millions de masques, de respirateurs, de bouteilles d'oxygène et de matériel de test du virus. Et si nécessaire passer par la réquisition de ces moyens de production.
- il faut réquisitionner des logements  et locaux vacants pour tous les sans-logis, fermer les centres de rétention administrative, régulariser tous les travailleurs sans papiers et, d'une façon plus générale, tous les sans-papiers, libérer les prisonniers à courte peine et donner à chacun un minimum de ressources pour vivre pendant et après la crise.
- il faut étendre le chômage partiel rémunéré à 100% aux salariés de tous les secteurs de production, définir les secteurs essentiels qui seuls doivent être actifs, (nos vies doivent passer avant leurs profits), protéger les salariés se mettant en retrait,  assurer la liberté de circulation des militants syndicaux dans les entreprises et écouter leur parole pour faire respecter le droit du travail

La crise que notre pays traverse aujourd'hui ne doit pas se traduire par de nouvelles remises en cause des acquis sociaux et des libertés fondamentales !

Pour éviter de nouveaux drames, il faut en particulier:
- donner aux services publics les moyens de garantir les droits humains essentiels
- nationaliser, socialiser sous contrôle citoyen et sans indemnités les laboratoires pharmaceutiques, et toute grande entreprise essentielle à la vie du pays.
- mettre en place une commission d’enquête pour comprendre comment notre pays a pu se retrouver si démuni face à une catastrophe prévisible.
- réaliser un audit citoyen et annuler les dettes publiques illégitimes..

Signataires

ATTAC 22, Ensemble 22 !, FI 22, POID 22

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