Grâce au soutien médiatique et politique quasi unanime dont ils bénéficient, les fascistes se sentent pousser des ailes : depuis ce week-end, on déplore des attaques sur les locaux de LFI et de Solidaires ainsi que des menaces de mort, une mosquée dégradée à Lyon, une attaque d’un bar à coups de couteau et de chaines de vélo à Toulouse, des rassemblements appelés par des organisations d’extrême-droite dans de nombreuses villes, ou encore un militant RN qui tire sur la police et jette des grenades depuis sa fenêtre à Châteauroux.
Le fascisme tue. C’est dans son essence. Depuis 2022 on compte six morts du fait d’activistes de droite radicale. Aucun dans les rangs de la gauche, avant la mort de Quentin.
Rappelons les faits : selon la chercheuse Isabelle Sommier, entre 1986 et 2021, sur 53 meurtres à caractère idéologie, 9 sur 10 étaient le fait d’extrême-droite.
A Saint-Brieuc, nous avons déjà eu un avant-goût de ce à quoi
ressemble l’extrême droite de rue quand elle sent que le contexte lui est favorable. En 2023, une vingtaine de personnes masquées ont attaqué avec des gazeuses, poing américain et matraques le Festival Bretagne ouverte et solidaire. Quelques mois plus tard, trois néo nazis ont attaqué à la barre de fer les personnes présentes dans le lieu associatif La Serre.
Ce sont des décennies de politiques anti-sociales, répressives et sécuritaires menées par les gouvernements successifs qui ont favorisé la progression et la banalisation des idées fascisantes. Pour s’opposer aux intimidations et aux violences de l’extrême-droite l’unité des forces progressistes s’avère plus que jamais nécessaire.